{"id":11338,"date":"2025-06-30T12:49:49","date_gmt":"2025-06-30T11:49:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=11338"},"modified":"2025-06-30T13:30:12","modified_gmt":"2025-06-30T12:30:12","slug":"lue-ouvre-ses-portes-a-qui-coche-toutes-les-cases","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/foodmagazine.ma\/?p=11338","title":{"rendered":"L\u2019UE ouvre ses portes\u2026 \u00e0 qui coche toutes les cases"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11342\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-1.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-1-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-1-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em><strong>De gauche \u00e0 droite : <\/strong>M. Assime, Directeur Coordination et Veille, Chef de D\u00e9partement Contr\u00f4le Technique, Morocco Foodex; M. Paul-Henri Presset, Chef de la Section Commerce \u00e0 la D\u00e9l\u00e9gation de l\u2019UE au Maroc; Mme Alice O\u2019Donovan, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9rale &#8211; CELCAA; Mr Karl Falkenberg, Ex Cadre dirigeant \u00e0 la Commission Europ\u00e9enne, Consultant International;  M. Najib Azzouzi, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de Morocco Foodex; Mme Anna Boulova, DG SACAR Group, SG FRUCOM, ex Directrice de la Repr\u00e9sentation de CONXEMAR-Europe, membre fondateur du MAC; Mme Ingrid Morvan, Experte au COLEAD, AGRINFO; M. Amine Chafai, D\u00e9l\u00e9gu\u00e9 Principal de Morocco Foodex \u00e0 Bruxelles<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019Union europ\u00e9enne durcit ses exigences environnementales, sociales et sanitaires, les exportateurs marocains doivent imp\u00e9rativement adapter leurs pratiques pour rester dans la comp\u00e9tition. Entre tra\u00e7abilit\u00e9 renforc\u00e9e, nouvelles obligations r\u00e9glementaires et attentes soci\u00e9tales croissantes, l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 europ\u00e9en devient encoreplus complexe, mais reste incontournable.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce contexte de transition que Morocco Foodex a organis\u00e9, les 24 et 25 juin \u00e0 Marrakech, un workshop international anim\u00e9 par M. Amine Chafai, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 principal de Morocco Foodex \u00e0 Bruxelles. Pendant deux jours, les op\u00e9rateurs agroalimentaires et halieutiques ont pu d\u00e9crypter les nouvelles r\u00e8gles du jeu, explorer les leviers de conformit\u00e9 et s\u2019interroger sur la soutenabilit\u00e9 des mod\u00e8les de production actuels.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les annonces structurantes, le lancement en phase de test du standard Morocco Sustain Food\u00ae, premier r\u00e9f\u00e9rentiel \u00e9tatique marocain d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019export durable. Objectif : valoriser les engagements RSE des entreprises, simplifier les audits en capitalisant sur les certifications d\u00e9j\u00e0 obtenues, et offrir une r\u00e9ponse souveraine aux attentes europ\u00e9ennes en mati\u00e8re de durabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus qu\u2019un simple \u00e9v\u00e9nement technique, ce workshop a pos\u00e9 les bases d\u2019une r\u00e9flexion strat\u00e9gique : comment renforcer la comp\u00e9titivit\u00e9 marocaine tout en assumant les responsabilit\u00e9s environnementales et sociales qui s\u2019imposent d\u00e9sormais aux acteurs du commerce mondial ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Ce workshop s\u2019inscrit dans une nouvelle dynamique, port\u00e9e par Morocco Foodex, visant \u00e0 sensibiliser les op\u00e9rateurs marocains aux exigences croissantes d\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 de l\u2019Union europ\u00e9enne. V\u00e9ritable \u00ab warning event \u00bb, ce rendez-vous marque la premi\u00e8re d\u00e9clinaison sectorielle du grand \u00e9v\u00e9nement organis\u00e9 les 20 et 21 septembre 2024 \u00e0 Agadir&nbsp;<\/em>\u00bb, a soulign\u00e9 M. Amine Chafai.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-2-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11345\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-2-2.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-2-2-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/photo-2-2-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>654 Mrd DH d\u2019\u00e9changes UE-Maroc<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Paul-Henri Presset, chef de la Section Commerce \u00e0 la D\u00e9l\u00e9gation de l\u2019Union europ\u00e9enne au Maroc, a soulign\u00e9 l\u2019importance strat\u00e9gique d\u2019un partenariat \u00ab&nbsp;<em>en pleine maturit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019accord d\u2019association Union europ\u00e9enne-Maroc sign\u00e9 en 1996 et entr\u00e9 en vigueur en 2000. Ce partenariat couvre un vaste champ de coop\u00e9ration, allant du commerce \u00e0 l\u2019agriculture, en passant par la durabilit\u00e9, l\u2019investissement et la convergence r\u00e9glementaire. Depuis son entr\u00e9e en vigueur, il a permis de renforcer des liens devenus essentiels pour les deux parties.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11346\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-3.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-3-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-3-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Paul-Henri Presset, chef de la Section Commerce \u00e0 la D\u00e9l\u00e9gation de l&#8217;Union europ\u00e9enne au Maroc<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Cette ann\u00e9e, nous f\u00eatons les 25 ans de l\u2019accord d\u2019association Union europ\u00e9enne-Maroc<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il rappel\u00e9. En 2024, le commerce bilat\u00e9ral a atteint 654 milliards de dirhams (plus de 60 milliards d\u2019euros), un chiffre multipli\u00e9 par cinq depuis la mise en \u0153uvre de l\u2019accord. L\u2019Union europ\u00e9enne reste le premier partenaire \u00e9conomique du Royaume : elle fournit pr\u00e8s de 50 % des importations marocaines et absorbe deux tiers des exportations. En mati\u00e8re d\u2019investissements, plus de la moiti\u00e9 des IDE enregistr\u00e9s proviennent \u00e9galement de l\u2019UE, faisant du Maroc son principal partenaire commercial en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9volution des \u00e9quilibres commerciaux est tout aussi significative : en 2024, les exportations marocaines vers l\u2019UE ont couvert 79 % des importations europ\u00e9ennes, contre 77 % en 2023. Un ratio bien sup\u00e9rieur \u00e0 celui des \u00e9changes avec la Chine (4 %) ou les \u00c9tats-Unis (19 %).<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis l\u2019extension de l\u2019accord aux produits agricoles et halieutiques en 2012, les \u00e9changes agroalimentaires ont tripl\u00e9, atteignant 7 milliards d\u2019euros en 2024. Le Maroc est devenu le premier fournisseur de l\u00e9gumes de l\u2019UE et le deuxi\u00e8me exportateur mondial de produits de la mer, avec pr\u00e8s de 2 milliards d\u2019euros d\u2019\u00e9changes.<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux critiques formul\u00e9es \u00e0 l\u2019encontre de la r\u00e9glementation europ\u00e9enne, Paul-Henri&nbsp;<a>Presset<\/a>&nbsp;a tenu \u00e0 rappeler leur raison d\u2019\u00eatre : \u00ab&nbsp;<em>Ce sont des r\u00e9glementations pr\u00e9visibles, l\u00e9gitimes, et annonc\u00e9es longtemps \u00e0 l\u2019avance. Elles r\u00e9pondent \u00e0 des d\u00e9fis partag\u00e9s comme la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, la sant\u00e9 du consommateur et la lutte contre le changement climatique.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Et de rajouter&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Ces r\u00e9glementations ne sont en aucun cas des barri\u00e8res commerciales, mais des solutions pour r\u00e9pondre \u00e0 des d\u00e9fis communs<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. Il a \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 les m\u00e9canismes d\u2019accompagnement des exportateurs, notamment le Partenariat Vert Maroc-UE, qui vise \u00e0 favoriser une transition durable et \u00e9quilibr\u00e9e des \u00e9changes agricoles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exporter dans un monde qui change<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Karl Falkenberg Ex Cadre dirigeant \u00e0 la Commission Europ\u00e9enne, Consultant\u00a0International\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-CfQdpZqvv0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Le Maroc peut tirer parti d\u2019opportunit\u00e9s dans les secteurs agroalimentaire et halieutique en r\u00e9pondant de mani\u00e8re proactive aux attentes sociales et environnementales des march\u00e9s europ\u00e9ens<\/em>. \u00bb. C\u2019est par ce message que Karl Falkenberg, ancien cadre dirigeant de la Commission europ\u00e9enne, s\u2019est adress\u00e9 aux op\u00e9rateurs marocains r\u00e9unis \u00e0 Marrakech.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les rep\u00e8res g\u00e9opolitiques et \u00e9conomiques se redessinent, exporter dans un monde en mutation implique de repenser les rapports de force commerciaux et les \u00e9quilibres environnementaux. M. Falkenberg a ainsi d\u00e9fendu une vision strat\u00e9gique du commerce international fond\u00e9e sur l\u2019\u00e9quit\u00e9, la coop\u00e9ration et la durabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a rappel\u00e9 le r\u00f4le central de l\u2019Union europ\u00e9enne dans les \u00e9changes mondiaux. Si les performances des \u00c9tats membres apparaissent s\u00e9par\u00e9ment dans les statistiques internationales, leur addition place l\u2019UE devant la Chine et les \u00c9tats-Unis. Le commerce, selon lui, reste un levier puissant de d\u00e9veloppement. Entre 1995 et 2022, les pays \u00e0 revenus faibles ou interm\u00e9diaires int\u00e9gr\u00e9s aux circuits mondiaux ont vu leurs revenus progresser significativement. La Chine constitue l\u2019exemple embl\u00e9matique :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Ce succ\u00e8s de sortir quelque 600 millions de Chinois de la pauvret\u00e9 est directement li\u00e9 \u00e0 l\u2019accession de la Chine \u00e0 l\u2019OMC en 2002<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il soulign\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019agissant du Maroc, il a salu\u00e9 les efforts que le pays a d\u00e9ploy\u00e9s pour r\u00e9\u00e9quilibrer sa balance commerciale avec l\u2019Union europ\u00e9enne : \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est un v\u00e9ritable d\u00e9fi pour un pays comme le Maroc d\u2019\u00e9quilibrer ses \u00e9changes avec un acteur aussi complet que l\u2019Union europ\u00e9enne, mais il s\u2019y attache avec succ\u00e8s<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il not\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9partition \u00e9quitable des richesses issues du commerce international a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur de son intervention. Si les in\u00e9galit\u00e9s diminuent globalement, les b\u00e9n\u00e9fices restent in\u00e9galement r\u00e9partis. \u00ab&nbsp;<em>Nous sommes encore loin d\u2019un r\u00e9sultat v\u00e9ritablement satisfaisant<\/em>&nbsp;\u00bb, a reconnu M. Falkenberg.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, M. Karl Falkenberg a alert\u00e9 sur l\u2019urgence climatique, rappelant que les effets des \u00e9missions de CO\u2082 se feront sentir pendant des d\u00e9cennies, m\u00eame en cas d\u2019arr\u00eat imm\u00e9diat. \u00ab&nbsp;<em>Nous ne pouvons agir qu\u2019ensemble<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il insist\u00e9, en soulignant la vuln\u00e9rabilit\u00e9 particuli\u00e8re du Maroc face aux s\u00e9cheresses prolong\u00e9es et aux \u00e9pisodes de pluies extr\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>+120 M\u20ac d\u2019export marocain<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Mme Alice O\u2019Donovan, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9rale, CELCAA\" width=\"618\" height=\"348\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/gIDPT43Vb_o?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Face aux bouleversements r\u00e9glementaires en Europe, Alice O\u2019Donovan, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale du CELCAA (Comit\u00e9 europ\u00e9en de liaison du commerce agroalimentaire), appelle \u00e0 inscrire les relations agroalimentaires UE-Maroc dans une dynamique de long terme, fond\u00e9e sur la r\u00e9silience, l\u2019\u00e9quit\u00e9 et la coop\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis 25 ans, le CELCAA \u2013\u2013 d\u00e9fend l\u2019id\u00e9e que le commerce doit \u00eatre reconnu comme un pilier essentiel des syst\u00e8mes alimentaires durables. Repr\u00e9sentant les int\u00e9r\u00eats de nombreuses fili\u00e8res (vins, viande, \u0153ufs, produits laitiers, huiles v\u00e9g\u00e9tales, plantes aromatiques, etc.), il participe activement aux groupes de dialogue civil de la Commission europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>La forte d\u00e9pendance de l\u2019Europe aux importations de produits v\u00e9g\u00e9taux continue d\u2019ouvrir des perspectives pour les producteurs marocains<\/em>&nbsp;\u00bb, a soulign\u00e9 Alice O\u2019Donovan. En 2024, les exportations marocaines de produits v\u00e9g\u00e9taux vers l\u2019UE ont connu une progression marqu\u00e9e. Parmi les principales cat\u00e9gories figurent les conserves v\u00e9g\u00e9tales (120 M\u20ac), les huiles (notamment l\u2019huile d\u2019olive, 35,2 M\u20ac), les plantes \u00e0 parfumer (33,8 M\u20ac), ou encore le th\u00e9 (6,7 M\u20ac).<\/p>\n\n\n\n<p>Le contexte europ\u00e9en reste n\u00e9anmoins marqu\u00e9 par de fortes turbulences. Depuis la mise en \u0153uvre du Pacte vert et de la strat\u00e9gie \u201cDe la ferme \u00e0 la table\u201d, les agriculteurs europ\u00e9ens d\u00e9noncent une surcharge r\u00e9glementaire. Ces tensions ont conduit \u00e0 un vaste Dialogue strat\u00e9gique sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture, dont les conclusions publi\u00e9es en f\u00e9vrier 2025 dessinent une nouvelle vision \u00e0 l\u2019horizon 2040 : renforcer l\u2019attractivit\u00e9 du secteur, assurer un revenu \u00e9quitable et garantir la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais les clauses miroirs , visant \u00e0 aligner les normes de production des produits import\u00e9s sur celles de l\u2019UE , posent question. Pour le CELCAA, il est crucial de ne pas n\u00e9gliger la diversit\u00e9 des conditions de production dans le monde. D\u2019autres propositions sont \u00e9galement sur la table&nbsp;: application plus stricte contre les pratiques commerciales d\u00e9loyales, soutien renforc\u00e9 aux jeunes agriculteurs, strat\u00e9gie de renouvellement g\u00e9n\u00e9rationnel et acc\u00e8s acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 aux biopesticides.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Nous soutenons la diplomatie \u00e9conomique agroalimentaire et appelons \u00e0 poursuivre les discussions sur les standards dans les forums multilat\u00e9raux comme l\u2019OMC<\/em>&nbsp;\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 Mme Alice O\u2019Donovan. Dans un contexte de tensions climatiques, \u00e9conomiques et sociales, le CELCAA plaide pour une approche fond\u00e9e sur le dialogue, la transparence et la coop\u00e9ration durable entre l\u2019Europe et ses partenaires, dont le Maroc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La labelisation et la certification des produits halieutiques&nbsp;: un enjeu strat\u00e9gique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11347\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-4.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-4-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-4-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>M. Lahsen Ababouch, ancien directeur du D\u00e9partement des p\u00eaches et de l&#8217;aquaculture \u00e0 la FAO<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Alors que la pression sur les ressources marines s\u2019intensifie, M. Lahsen Ababouch, ancien directeur du D\u00e9partement des p\u00eaches et de l\u2019aquaculture \u00e0 la FAO, a dress\u00e9 un \u00e9tat des lieux sans d\u00e9tour des mutations du secteur halieutique mondial, marqu\u00e9 par la stagnation des captures et l\u2019essor rapide de l\u2019aquaculture. Depuis les ann\u00e9es 1990, les captures stagnent tandis que l\u2019aquaculture s\u2019impose comme la principale source de croissance&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Aujourd\u2019hui, 57\u202f% du poisson consomm\u00e9 dans le monde provient de l\u2019aquaculture, contre seulement 7\u202f% \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La consommation mondiale augmente, tir\u00e9e par les classes moyennes et les pr\u00e9occupations nutritionnelles. Au Maroc, elle a doubl\u00e9 en 12 ans, passant de 8 \u00e0 plus de 16\u202fkg par habitant. Mais cette croissance s\u2019accompagne de d\u00e9fis majeurs&nbsp;: surexploitation, p\u00eache ill\u00e9gale, pollution, disparition des mangroves et pression sur les petits p\u00e9lagiques utilis\u00e9s comme aliments dans les \u00e9levages.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cela, les r\u00e9gulations se multiplient&nbsp;: quotas, normes sanitaires, gestion des ressources migratoires. Les ONG jouent un r\u00f4le croissant avec la mont\u00e9e des certifications. M. Lahsen Ababouch estime que \u00ab&nbsp;<em>l\u2019\u00e9valuation publique des performances environnementales demeure l\u2019un des outils les plus efficaces<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il alerte cependant sur la prolif\u00e9ration des labels, leur co\u00fbt \u00e9lev\u00e9, et le manque de reconnaissance des p\u00eacheries en transition. Il appelle \u00e0 relancer un label national marocain cr\u00e9dible, en s\u2019inspirant des Fisheries Improvement Programs (FIP) par exemple&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Le march\u00e9 reconna\u00eet d\u00e9sormais que des p\u00eacheries comme celle du Sahara marocain, engag\u00e9es depuis 2010, m\u00e9ritent consid\u00e9ration et confiance<\/em>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UE&nbsp;: 91 % des sardines import\u00e9es<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"682\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-5-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11371\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-5-1.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-5-1-300x205.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-5-1-768x524.jpg 768w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-5-1-110x75.jpg 110w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Mme Anna Boulova, DG SACAR Group, SG FRUCOM, ex Directrice de la Repr\u00e9sentation de CONXEMAR-Europe, membre fondateur du MAC<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Mme Anna Boulova, directrice g\u00e9n\u00e9rale de SACAR Group et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale de FRUCOM, a soulign\u00e9 le r\u00f4le strat\u00e9gique du Maroc dans l\u2019approvisionnement de l\u2019Union europ\u00e9enne en produits de la mer.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Le Maroc est extr\u00eamement important pour nous<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-elle martel\u00e9, rappelant que 70\u202f% des produits de la p\u00eache consomm\u00e9s dans l\u2019UE sont import\u00e9s, un chiffre qui atteint m\u00eame 91\u202f% pour les sardines.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte de d\u00e9pendance accrue aux importations, l\u2019Union europ\u00e9enne renforcera ses exigences en mati\u00e8re de tra\u00e7abilit\u00e9. \u00c0 compter du 10 janvier 2026, le syst\u00e8me CATCH (Catch Certification), une plateforme europ\u00e9enne de certification \u00e9lectronique des captures visant \u00e0 lutter contre la p\u00eache ill\u00e9gale, deviendra obligatoire pour tous les importateurs europ\u00e9ens. Bien que son usage reste facultatif pour les exportateurs marocains, il sera fortement recommand\u00e9, car de plus en plus exig\u00e9 par les clients europ\u00e9ens.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour anticiper ces \u00e9volutions, FRUCOM encourage les op\u00e9rateurs \u00e0 suivre les projets r\u00e9glementaires en cours, notamment via ses groupes de travail et le portail AGRINFO. L\u2019organisation collabore \u00e9troitement avec la Commission europ\u00e9enne, notamment \u00e0 travers les conseils consultatifs MAC (March\u00e9s) et LDAC (P\u00eache lointaine).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Nous avons les standards les plus \u00e9lev\u00e9s au monde et voulons \u00e9viter une concurrence d\u00e9loyale<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-elle affirm\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, les actions de plaidoyer se multiplient. Le lobby importateur renforce sa coordination avec la repr\u00e9sentation de Morocco Foodex aupr\u00e8s des institutions europ\u00e9ennes, afin de relayer les dol\u00e9ances du secteur exportateur marocain et de contribuer \u00e0 l\u2019all\u00e8gement des barri\u00e8res non tarifaires freinant les \u00e9changes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00e9taux lourds, MOAH, additifs, etc.&nbsp;: ce qui attend les exportateurs marocains d\u00e8s 2025<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"605\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-6-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11372\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-6-1.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-6-1-300x182.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-6-1-768x465.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Mme Ingrid Morvan, Experte au COLEAD, AGRINFO<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Mme Ingrid Morvan, repr\u00e9sentante du COLEAD, a mis en garde contre le durcissement des exigences europ\u00e9ennes. \u00ab&nbsp;<em>Chaque ann\u00e9e, pr\u00e8s de 180 nouvelles r\u00e8gles agroalimentaires sont introduites dans l\u2019Union<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-elle rappel\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 AGRINFO, les op\u00e9rateurs peuvent suivre les seuils r\u00e9vis\u00e9s, r\u00e8glements, consultations publiques et notifications RASFF. En 2024, les exportations marocaines de produits transform\u00e9s ont atteint 2 millions de tonnes, mais 15 alertes RASFF (<em>Rapid Alert System for Food and Feed<\/em>) ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9es au premier semestre 2025 (r\u00e9sidus de pesticides, additifs non autoris\u00e9s).<\/p>\n\n\n\n<p>Les sujets sensibles incluent les limites pour le nickel, l\u2019arsenic, les MOAH\/MOSH, la Listeria, les antimicrobiens et les plastiques \u00e0 usage unique. \u00ab&nbsp;<em>Les secteurs comme les \u00e9pices, les produits gras ou le cacao devront cartographier leur cha\u00eene d\u2019approvisionnement<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-elle alert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Produits compos\u00e9s : vigilance accrue pour une niche d\u2019innovation \u00e0 fort potentiel pour l\u2019origine Maroc<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-7.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11350\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-7.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-7-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/pHOTO-7-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le nouveau r\u00e8glement europ\u00e9en 2022\/2292 impose des conditions renforc\u00e9es pour l\u2019exportation de produits compos\u00e9s, ceux contenant \u00e0 la fois un ingr\u00e9dient d\u2019origine animale transform\u00e9 (lait, \u0153ufs, viande cuite\u2026) et un ingr\u00e9dient v\u00e9g\u00e9tal.<\/p>\n\n\n\n<p>La principale nouveaut\u00e9 r\u00e9side dans le crit\u00e8re de temp\u00e9rature de conservation : si le produit est r\u00e9frig\u00e9r\u00e9, ou contient de la viande ou du colostrum, les exigences sanitaires sont maximales. \u00ab<em>\u202fL\u2019ancienne logique fond\u00e9e sur le pourcentage d\u2019ingr\u00e9dients d\u2019origine animale n\u2019avait pas de base scientifique solide\u202f<\/em>\u00bb, a rappel\u00e9 Julie Poirot (DG Sant\u00e9). Ce crit\u00e8re a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par l\u2019obligation ou non de maintenir le produit au froid.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Maroc peut exporter des produits compos\u00e9s \u00e0 temp\u00e9rature ambiante, comme des biscuits au lait ou aux \u0153ufs, si ces ingr\u00e9dients proviennent d\u2019un pays agr\u00e9\u00e9 par l\u2019UE ou de l\u2019UE elle-m\u00eame. En revanche, il ne peut pas exporter des produits compos\u00e9s r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s ou contenant de la viande ou du colostrum, sauf autorisation sp\u00e9cifique. \u00ab<em>\u202fLe Maroc est bien positionn\u00e9 pour les produits non r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s, mais doit redoubler de vigilance sur l\u2019origine et le traitement des ingr\u00e9dients animaux<\/em>\u202f\u00bb, ont pr\u00e9venu les experts europ\u00e9ens.<\/p>\n\n\n\n<p>Les documents exig\u00e9s varient selon le produit : une d\u00e9claration suffit pour les produits ambiants sans viande, mais un certificat sanitaire est requis d\u00e8s qu\u2019il y a temp\u00e9rature contr\u00f4l\u00e9e ou ingr\u00e9dients sensibles. \u00ab<em>\u202fM\u00eame si le biscuit n\u2019exige qu\u2019une d\u00e9claration, le beurre qu\u2019il contient doit r\u00e9pondre \u00e0 toutes les r\u00e8gles impos\u00e9es aux produits laitiers\u202f<\/em>\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 Paolo Caricato.<\/p>\n\n\n\n<p>Le respect de ces r\u00e8gles est d\u00e9sormais indispensable pour acc\u00e9der au march\u00e9 europ\u00e9en sans blocage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9pices : alerte sur les seuils de contaminants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-8.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11351\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-8.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-8-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-8-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9pices sont majoritairement destin\u00e9es \u00e0 l\u2019industrie agroalimentaire (70 \u00e0 80 %), mais la mont\u00e9e des exigences r\u00e9glementaires impose aux fournisseurs d\u2019assurer l\u2019authenticit\u00e9, la conformit\u00e9 et la durabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>\u202fLa qualit\u00e9, la conformit\u00e9 et la durabilit\u00e9 sont devenues des pr\u00e9requis. Le Maroc, d\u00e9j\u00e0 bien positionn\u00e9, peut renforcer ses parts de march\u00e9 \u00e0 condition de r\u00e9pondre \u00e0 ces nouvelles exigences\u202f<\/em>\u00bb, a soulign\u00e9 Paolo Patruno, Expert au programme BTSF (Better Training for Safer Food),&nbsp;&nbsp;rappelant que deux entreprises marocaines sont d\u00e9j\u00e0 membres de l\u2019ESA (European Spice Association).<\/p>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9fis sont nombreux : fraudes sur l\u2019origan (pr\u00e8s d\u2019un tiers des \u00e9chantillons falsifi\u00e9s), pr\u00e9sence r\u00e9currente de substances interdites comme l\u2019oxyde d\u2019\u00e9thyl\u00e8ne ou le duochloro\u00e9thyl\u00e8ne, et limites de r\u00e9sidus de pesticides de plus en plus strictes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>\u202fNous avons toujours des alertes sur l\u2019oxyde d\u2019\u00e9thyl\u00e8ne, mais aussi sur des compos\u00e9s comme le duochloro\u00e9thanol, r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9tect\u00e9s dans des lots d\u2019origan et de cumin import\u00e9s<\/em>\u202f\u00bb, a-t-il alert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En parall\u00e8le, la fili\u00e8re entend faire de la durabilit\u00e9 un levier concurrentiel. Un code de conduite, un comit\u00e9 durabilit\u00e9 et un accord avec la Sustainable Spice Initiative sont pr\u00e9vus d\u00e8s 2025.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab La durabilit\u00e9 devient un avantage concurrentiel au m\u00eame titre que la conformit\u00e9 technique \u00bb<\/em>, a affirm\u00e9 M. Patruno, en appelant \u00e0 int\u00e9grer d\u00e8s l\u2019amont les pratiques sociales, la tra\u00e7abilit\u00e9 et la r\u00e9duction de l\u2019empreinte carbone.<\/p>\n\n\n\n<p>Le message est clair : pour continuer \u00e0 exporter vers l\u2019UE, les op\u00e9rateurs marocains doivent anticiper les contr\u00f4les et structurer leur offre autour de la transparence et de la responsabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-9.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11352\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-9.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-9-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/Photo-9-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\" style=\"background-color:#e4e4e4\">\n<p><strong>Morocco Sustain Food\u00ae : un nouveau standard \u00e9tatique pour des exportations durables<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Fruit d\u2019une collaboration entre Morocco Foodex, la FAO, la BERD et l\u2019Union europ\u00e9enne, le standard Morocco Sustain Food\u00ae trace une nouvelle voie pour les exportations agroalimentaires marocaines. Il repose sur une approche int\u00e9gr\u00e9e dite 360\u00b0, articul\u00e9e autour de quatre piliers fondamentaux : la qualit\u00e9 des produits, la gouvernance, le respect de l\u2019environnement et la responsabilit\u00e9 sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Mustapha Khibabi, Chef du D\u00e9partement D\u00e9veloppement et Facilitation \u00e0 Morocco Foodex, \u00ab&nbsp;<em>le standard Morocco Sustain Food\u00ae est con\u00e7u pour \u00eatre \u00e9volutif, inclusif et flexible \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Trois niveaux de maturit\u00e9 sont propos\u00e9s aux entreprises pour structurer leur progression : Le premier niveau, dit d&#8217;engagement, marque l\u2019adh\u00e9sion volontaire au r\u00e9f\u00e9rentiel et la mise en place d\u2019une gouvernance initiale. Le deuxi\u00e8me niveau, dit d\u2019impl\u00e9mentation, implique l\u2019application concr\u00e8te de bonnes pratiques sur les diff\u00e9rents volets couverts par le standard. Le troisi\u00e8me niveau, dit d\u2019excellence, atteste d\u2019un haut niveau de performance, v\u00e9rifi\u00e9 par un audit ind\u00e9pendant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dispositif comprend la formation de 30 auditeurs selon les standards internationaux (FAO, OIT, ISO), des audits gratuits pendant trois ans pour les entreprises pilotes, un acc\u00e8s facilit\u00e9 aux salons internationaux, ainsi qu\u2019un accompagnement op\u00e9rationnel via le programme Cap Export.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour tester son efficacit\u00e9, une caravane nationale a sillonn\u00e9 six grandes villes du Royaume, r\u00e9unissant plus de 600 participants \u00e0 travers divers workshops. En parall\u00e8le, 20 entreprises leaders ont \u00e9t\u00e9 visit\u00e9es afin d\u2019ajuster le r\u00e9f\u00e9rentiel aux r\u00e9alit\u00e9s op\u00e9rationnelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Le standard est actuellement en phase pilote. Son lancement officiel est pr\u00e9vu dans les mois \u00e0 venir, avec l\u2019ambition de devenir un outil structurant et reconnu de comp\u00e9titivit\u00e9 durable pour les exportateurs marocains.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ce projet d&#8217;\u00e9colabel, le Morocco Sustain Food\u00ae, a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 par les intervenants europ\u00e9ens pr\u00e9sents, qui y voient une avanc\u00e9e majeure vers une comp\u00e9titivit\u00e9 durable conforme aux exigences du march\u00e9 communautaire. Avant m\u00eame le d\u00e9ploiement de la strat\u00e9gie de communication autour de cet \u00e9colabel aupr\u00e8s des d\u00e9cideurs europ\u00e9ens, plusieurs d&#8217;entre eux ont soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;aligner le r\u00e9f\u00e9rentiel sur les standards de l&#8217;Union europ\u00e9enne, notamment le r\u00e8glement relatif au greenwashing. Ils ont \u00e9galement insist\u00e9 sur l&#8217;importance d&#8217;impliquer, d\u00e8s la phase d&#8217;ing\u00e9nierie, les ONG de d\u00e9fense des droits des consommateurs, afin de renforcer la cr\u00e9dibilit\u00e9 et l&#8217;adh\u00e9sion internationale au standard.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De gauche \u00e0 droite : M. Assime, Directeur Coordination et Veille, Chef de D\u00e9partement Contr\u00f4le Technique, Morocco Foodex; M. Paul-Henri Presset, Chef de la Section Commerce \u00e0 la D\u00e9l\u00e9gation de l\u2019UE au Maroc; Mme Alice O\u2019Donovan, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9rale &#8211; CELCAA; Mr Karl Falkenberg, Ex Cadre dirigeant \u00e0 la Commission Europ\u00e9enne, Consultant International; M. 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