{"id":13037,"date":"2026-02-23T21:48:32","date_gmt":"2026-02-23T21:48:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=13037"},"modified":"2026-03-15T04:36:28","modified_gmt":"2026-03-15T04:36:28","slug":"rachid-benali-president-de-la-comader","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/foodmagazine.ma\/?p=13037","title":{"rendered":"Rachid Benali, Pr\u00e9sident de la COMADER"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong><em>On ne peut pas parler d\u2019une campagne sauv\u00e9e, parce que l\u2019agriculture d\u00e9pend encore des pluies des mois \u00e0 venir<\/em><\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p><strong><em>L\u2019agriculture marocaine est prise en \u00e9tau entre des co\u00fbts en forte hausse et une pression permanente sur les prix<\/em><\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p><strong>Quel premier bilan la COMADER dresse-t-elle, des pertes agricoles li\u00e9es aux inondations ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le moment, il est encore impossible de donner un bilan pr\u00e9cis. Lors des r\u00e9unions, la COMADER a demand\u00e9 le recensement des pertes, mais celui-ci n\u2019est pas encore finalis\u00e9. Le minist\u00e8re doit \u00e9tablir ses chiffres, les interprofessions doivent \u00e9galement transmettre leurs donn\u00e9es, et les associations professionnelles pr\u00e9sentes sur le terrain sont encore en train de collecter les informations.<\/p>\n\n\n\n<p>Le principal probl\u00e8me aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019acc\u00e8s aux zones sinistr\u00e9es. Dans certaines localit\u00e9s, les routes sont toujours coup\u00e9es. Cela rend impossible un recensement exact, car les \u00e9quipes ne peuvent pas acc\u00e9der aux exploitations. On ne peut donc pas encore savoir pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui est r\u00e9ellement perdu et ce qui peut \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux ph\u00e9nom\u00e8nes majeurs se posent d\u00e9j\u00e0. D\u2019abord, la question des vergers rest\u00e9s sous l\u2019eau : certains pourront \u00eatre sauv\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des soins rapides, mais d\u2019autres risquent d\u2019\u00eatre d\u00e9finitivement perdus. Ensuite, il y a les d\u00e9g\u00e2ts importants sur les infrastructures agricoles, notamment les r\u00e9seaux d\u2019assainissement et d\u2019irrigation. Ces installations sont essentielles et leur remise en \u00e9tat n\u2019est pas facile, surtout dans des p\u00e9rim\u00e8tres agricoles tr\u00e8s importants pour l\u2019\u00e9conomie nationale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Peut-on r\u00e9ellement parler d\u2019une campagne agricole \u201csauv\u00e9e\u201d apr\u00e8s les pluies ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Non, on ne peut pas parler d\u2019une campagne sauv\u00e9e. Toutes les fili\u00e8res ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des pr\u00e9cipitations, qu\u2019il s\u2019agisse des cultures v\u00e9g\u00e9tales, de l\u2019\u00e9levage, des nappes phr\u00e9atiques, des barrages ou des sols. Les pluies ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es sur l\u2019ensemble du territoire et ont apport\u00e9 un soulagement important apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de s\u00e9cheresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais une campagne agricole ne peut jamais \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme sauv\u00e9e \u00e0 ce stade. L\u2019agriculture d\u00e9pend encore des conditions climatiques \u00e0 venir. Par exemple, l\u2019olivier a besoin d\u2019eau pendant encore huit mois, jusqu\u2019au mois d\u2019octobre. Pour les c\u00e9r\u00e9ales, les pluies actuelles permettent d\u2019avoir de la paille, mais pour produire du grain, il faut imp\u00e9rativement des pr\u00e9cipitations en mars et en avril. Pour l\u2019\u00e9levage, il faut encore des pluies pour assurer la continuit\u00e9 des p\u00e2turages et du couvert v\u00e9g\u00e9tal.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut aussi rappeler que pr\u00e8s de 90 % des surfaces agricoles marocaines sont en bour. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, dans les grandes zones de production, il n\u2019y a pratiquement pas eu une goutte de pluie entre juin et novembre. Cela montre que la situation reste fragile malgr\u00e9 l\u2019am\u00e9lioration actuelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelles fili\u00e8res ont le plus b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des pr\u00e9cipitations et lesquelles restent fragiles ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Toutes les fili\u00e8res ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des pr\u00e9cipitations. Il n\u2019existe aucune fili\u00e8re qui n\u2019en ait pas profit\u00e9. Les cultures v\u00e9g\u00e9tales, l\u2019\u00e9levage, les ressources hydriques, les nappes, les barrages, les sols, tout le syst\u00e8me agricole a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des pluies.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, certaines fili\u00e8res restent fragiles parce qu\u2019elles d\u00e9pendent encore des pluies \u00e0 venir. Les c\u00e9r\u00e9ales, par exemple, ont encore besoin d\u2019eau au printemps pour assurer la formation du grain. L\u2019\u00e9levage d\u00e9pend de la continuit\u00e9 du couvert v\u00e9g\u00e9tal. L\u2019arboriculture n\u00e9cessite des apports hydriques r\u00e9guliers pour garantir les rendements.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelles sont les fili\u00e8res fortes de l\u2019agriculture marocaine ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les fruits rouges constituent aujourd\u2019hui une fili\u00e8re en pleine expansion. Elle g\u00e9n\u00e8re plus d\u2019un milliard de dollars de recettes annuelles en devises et fait travailler des centaines de milliers de personnes. Il s\u2019agit d\u2019une fili\u00e8re qui n\u2019existait pratiquement pas il y a quinze ans et qui a connu une mont\u00e9e en puissance exceptionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mara\u00eechage d\u2019export et les agrumes sont \u00e9galement des fili\u00e8res majeures. Elles apportent des recettes importantes, cr\u00e9ent beaucoup d\u2019emplois et g\u00e9n\u00e8rent une forte valeur ajout\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, il existe des fili\u00e8res dites classiques qui font vivre une grande partie de la population rurale. Trois fili\u00e8res structurent cette agriculture sociale : les c\u00e9r\u00e9ales, l\u2019\u00e9levage et l\u2019olivier. Ce dernier couvre environ 1,2 million d\u2019hectares et constitue une source de revenus pour pr\u00e8s de 400 000 familles. L\u2019\u00e9levage reste la fili\u00e8re la plus importante en termes d\u2019impact social.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelle part de la production agricole est transform\u00e9e ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle reste tr\u00e8s faible. On estime qu\u2019elle tourne entre 10 % et 15 % maximum. La transformation concerne surtout le conditionnement et l\u2019emballage des fruits et l\u00e9gumes. La transformation industrielle \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e, comme la production de jus ou de conserves, reste tr\u00e8s limit\u00e9e. Cela s\u2019explique principalement par le manque d\u2019investisseurs, de financement et d\u2019attractivit\u00e9 \u00e9conomique du secteur agroalimentaire. Les investisseurs pr\u00e9f\u00e8rent g\u00e9n\u00e9ralement des industries jug\u00e9es plus rentables.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quel impact cette production record a-t-elle eu sur les prix ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La forte production a entra\u00een\u00e9 une chute importante des prix. L\u2019huile d\u2019olive, qui se vendait en moyenne autour de 100 dirhams le litre l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, se n\u00e9gocie aujourd\u2019hui entre 40 et 50 dirhams, soit une moyenne d\u2019environ 45 dirhams.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les agriculteurs, la situation est encore plus difficile. Le prix des olives \u00e0 la production est tomb\u00e9 entre 3 et 6 dirhams le kilo, alors qu\u2019il se situait entre 14 et 16 dirhams l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quels sont les principaux freins structurels de la fili\u00e8re ol\u00e9icole ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9canisation constitue un frein majeur. De nombreux vergers anciens ne sont pas adapt\u00e9s aux machines, et les \u00e9quipements agricoles sont co\u00fbteux. De plus, la TVA de 20 % sur les machines n\u2019est pas r\u00e9cup\u00e9rable pour les agriculteurs, ce qui augmente fortement les co\u00fbts d\u2019investissement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le manque de capacit\u00e9s de stockage constitue \u00e9galement un probl\u00e8me important. De nombreux producteurs sont oblig\u00e9s de vendre rapidement faute d\u2019infrastructures ou de moyens financiers pour conserver leurs stocks, ce qui accentue la baisse des prix.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelles actions sont n\u00e9cessaires pour soutenir la fili\u00e8re ol\u00e9icole ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La COMADER plaide pour la mise en place d\u2019aides au stockage afin de permettre aux producteurs de conserver leurs stocks et d\u2019\u00e9viter les ventes pr\u00e9cipit\u00e9es. Elle demande \u00e9galement des subventions \u00e0 l\u2019export pour \u00e9couler les exc\u00e9dents et r\u00e9duire la pression sur les prix. La lutte contre l\u2019informel constitue aussi une priorit\u00e9, notamment l\u2019application des lois interdisant les ventes d\u2019huile en vrac, qui p\u00e9nalisent les producteurs structur\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelles mesures structurelles sont n\u00e9cessaires pour renforcer la r\u00e9silience du secteur ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord, il faut clarifier une chose : on entend souvent dire que l\u2019agriculture marocaine est tr\u00e8s subventionn\u00e9e, mais ce n\u2019est pas vrai. Elle est subventionn\u00e9e surtout pour l\u2019installation, principalement pour le mat\u00e9riel d\u2019irrigation. Pour le reste, les aides restent tr\u00e8s limit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, il faut subventionner r\u00e9ellement la production agricole. L\u2019agriculture doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un secteur strat\u00e9gique, au m\u00eame titre que la s\u00e9curit\u00e9 ou la sant\u00e9. Comme on subventionne la s\u00e9curit\u00e9 des citoyens ou le syst\u00e8me de sant\u00e9, il faut aussi subventionner la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le monde entier, l\u2019agriculture est subventionn\u00e9e. Si nous ne le faisons pas, nous allons avoir un s\u00e9rieux probl\u00e8me. Avec l\u2019augmentation des charges : la main-d\u2019\u0153uvre, les intrants, l\u2019\u00e9nergie, l\u2019agriculture marocaine risque de sortir du march\u00e9. Et si elle sort du march\u00e9, nous serons oblig\u00e9s d\u2019importer davantage.<\/p>\n\n\n\n<p>Je prends un exemple tr\u00e8s concret : celui du sucre. Si nous ne soutenons pas suffisamment l\u2019agriculteur marocain, l\u2019\u00c9tat devra maintenir les prix bas pour les consommateurs en subventionnant l\u2019importation. Dans ce cas, ce sont les producteurs \u00e9trangers qui profitent de la subvention. Ce sera l\u2019agriculteur br\u00e9silien ou tha\u00eflandais qui b\u00e9n\u00e9ficiera indirectement de l\u2019aide marocaine. Donc il vaut mieux subventionner la production locale que subventionner indirectement des produits import\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>On le voit d\u00e9j\u00e0 avec certaines fili\u00e8res. Par exemple, nous avons eu des importations importantes de dattes et d\u2019huile d\u2019olive. Nous avons r\u00e9ussi \u00e0 limiter ces importations, mais le mal \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fait : les prix se sont effondr\u00e9s sur le march\u00e9 national, et les agriculteurs ont perdu \u00e9norm\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand les prix chutent \u00e0 cause des importations, il devient tr\u00e8s difficile de remonter ensuite. L\u2019agriculteur encaisse les pertes, et il est tr\u00e8s compliqu\u00e9 de r\u00e9tablir l\u2019\u00e9quilibre du march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019agriculture marocaine est prise en \u00e9tau : les co\u00fbts augmentent fortement, alors que la pression pour maintenir des prix bas pour les consommateurs reste permanente. Cette pression vient notamment des r\u00e9seaux sociaux et du d\u00e9bat public, qui se focalisent presque exclusivement sur les prix pour le consommateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Si cette situation continue, les agriculteurs ne pourront plus suivre. Et dans ce cas, nous serons oblig\u00e9s d\u2019importer davantage. Importer des c\u00e9r\u00e9ales ou du sucre reste possible, mais importer des produits comme la pomme de terre ou la carotte serait beaucoup plus difficile, car les prix locaux au Maroc sont tr\u00e8s bas et peu attractif \u00e0 l\u2019international.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Suite aux r\u00e9centes intemp\u00e9ries ayant touch\u00e9 plusieurs bassins agricoles, notamment dans le Gharb et le Loukkos, quel r\u00f4le la COMADER entend-elle jouer dans l\u2019accompagnement des agriculteurs sinistr\u00e9s ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous tenons tout d\u2019abord \u00e0 remercier vivement Sa Majest\u00e9 le Roi Mohammed VI&nbsp; que Dieu l&#8217;assiste pour Ses Hautes Instructions&nbsp; et sa vision \u00e9clair\u00e9e en faveur des zones sinistr\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>La COMADER est pleinement mobilis\u00e9e aux c\u00f4t\u00e9s des pouvoirs publics et reste disponible, en coordination avec ses interprofessions membres, pour contribuer ensemble&nbsp; \u00e0 l\u2019identification et \u00e0 la consolidation des besoins prioritaires des fili\u00e8res agricoles et des agriculteurs concern\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous assumerons pleinement notre r\u00f4le de porte-voix des agriculteurs, y compris ceux d\u2019autres r\u00e9gions ayant subi des d\u00e9g\u00e2ts, notamment au niveau des cultures mara\u00eech\u00e8res et d\u2019autres fili\u00e8res impact\u00e9es, afin qu\u2019ils puissent eux aussi b\u00e9n\u00e9ficier des dispositifs d\u2019appui. Dans ce cadre, nous m\u00e8nerons un plaidoyer aupr\u00e8s du gouvernement pour garantir une prise en compte \u00e9quitable de l\u2019ensemble des agriculteurs et des territoires touch\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous r\u00e9affirmons enfin notre engagement constant en faveur de la pr\u00e9servation des syst\u00e8mes de production agricole, du renforcement de la r\u00e9silience du secteur et de la durabilit\u00e9 des cha\u00eenes de valeur agricoles.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-group has-background\" style=\"background-color:#abb7c22b\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<p><strong>Parcours :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Rachid Benali est dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019ESIAE Paris, o\u00f9 il a obtenu un master en 1987. Exploitant agricole, il totalise plus de 30 ans d\u2019exp\u00e9rience dans le secteur agricole ainsi qu\u2019au sein des organisations professionnelles. Engag\u00e9 de longue date dans la repr\u00e9sentation des agriculteurs, il a occup\u00e9 plusieurs responsabilit\u00e9s dans les instances professionnelles, avant d\u2019\u00eatre \u00e9lu en 2023 \u00e0 la pr\u00e9sidence de la Conf\u00e9d\u00e9ration marocaine de l\u2019agriculture et du d\u00e9veloppement rural (COMADER). Cette organisation fa\u00eeti\u00e8re f\u00e9d\u00e8re les interprofessions agricoles du Royaume et assure la repr\u00e9sentation des int\u00e9r\u00eats du secteur aupr\u00e8s des pouvoirs publics. Parall\u00e8lement, il pr\u00e9side l\u2019interprofession ol\u00e9icole INTERPROLIVE depuis 2014 et si\u00e8ge \u00e9galement comme membre conseiller au Conseil de la concurrence, consolidant ainsi un parcours marqu\u00e9 par un engagement constant en faveur de la structuration et du d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture nationale.<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On ne peut pas parler d\u2019une campagne sauv\u00e9e, parce que l\u2019agriculture d\u00e9pend encore des pluies des mois \u00e0 venir L\u2019agriculture marocaine est prise en \u00e9tau entre des co\u00fbts en forte hausse et une pression permanente sur les prix Quel premier bilan la COMADER dresse-t-elle, des pertes agricoles li\u00e9es aux inondations ? 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