{"id":1577,"date":"2020-04-13T13:45:52","date_gmt":"2020-04-13T12:45:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=1577"},"modified":"2020-04-13T13:45:55","modified_gmt":"2020-04-13T12:45:55","slug":"crise-covid-19-le-hcp-table-sur-une-baisse-du-pib-de-38-points","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/foodmagazine.ma\/?p=1577","title":{"rendered":"Crise Covid-19 : le HCP table sur une baisse du PIB de 3,8 points"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"710\" src=\"http:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Photo-by-sanja-gjenero-from-FreeImages.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1557\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Photo-by-sanja-gjenero-from-FreeImages.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Photo-by-sanja-gjenero-from-FreeImages-300x213.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Photo-by-sanja-gjenero-from-FreeImages-768x545.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de ses travaux d\u2019analyse&nbsp;et de suivi de la conjoncture, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a&nbsp;\u00e9labor\u00e9&nbsp;sa note de conjoncture trimestrielle,&nbsp;retra\u00e7ant&nbsp;les estimations pour le 1er trimestre 2020 et les pr\u00e9visions pour le 2\u00e8me. Cette note a&nbsp;\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00e9labor\u00e9e&nbsp;selon une double approche. La&nbsp;premi\u00e8re pr\u00e9sente&nbsp;ce&nbsp;qu\u2019auraient&nbsp;\u00e9t\u00e9&nbsp;les estimations de la croissance&nbsp;\u00e9conomique des deux trimestres avant l\u2019av\u00e8nement&nbsp;du Covid-19, par r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;aux&nbsp;enqu\u00eates&nbsp;r\u00e9alis\u00e9es&nbsp;par le HCP et aux informations collect\u00e9es et&nbsp;sous-produites&nbsp;publi\u00e9es jusqu\u2019\u00e0&nbsp;fin f\u00e9vrier dernier ; la&nbsp;deuxi\u00e8me&nbsp;tient compte des effets du Covid-19 sur les principaux indicateurs conjoncturels au cours de la p\u00e9riode de confinement, en vigueur entre le 20 mars et 20 avril 2020.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Avant l\u2019av\u00e8nement&nbsp;de la crise sanitaire mondiale, la croissance de l\u2019\u00e9conomie nationale devait atteindre 1,9% au 1er trimestre 2020, en variation annuelle, au lieu de 2,1% au dernier trimestre de 2019. Ce ralentissement avait&nbsp;\u00e9t\u00e9&nbsp;attribu\u00e9&nbsp;\u00e0&nbsp;une d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration&nbsp;de la valeur ajout\u00e9e hors agriculture, dont le rythme de croissance se serait&nbsp;\u00e9tabli&nbsp;\u00e0&nbsp;2,5%, au lieu de 3%. Ce sont, principalement, les activit\u00e9s secondaires qui devaient le plus ralentir avec un abaissement du rythme de croissance des mines (1,1%) et de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9&nbsp;(-0,8%). L\u2019industrie&nbsp;devait, quant&nbsp;\u00e0&nbsp;elle,&nbsp;cro\u00eetre&nbsp;de 2,1% (industrie m\u00e9canique, m\u00e9tallurgique,&nbsp;\u00e9lectrique et&nbsp;\u00e9lectronique, chimie et agroalimentaire). Plus encore, le secteur tertiaire devait rester dynamique, avec une hausse de 3,1%, tir\u00e9&nbsp;par la bonne performance du tourisme (5,2%). Dans l\u2019agriculture, la valeur ajout\u00e9e devait poursuivre son repli au rythme de 3,1% au premier trimestre 2020, au lieu de 5,2% un trimestre auparavant. En revanche, les productions animales devaient conserver un rythme de croissance soutenu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la lign\u00e9e des quatre trimestres pr\u00e9c\u00e9dents, la demande int\u00e9rieure devait continuer&nbsp;\u00e0&nbsp;soutenir&nbsp;la croissance&nbsp;\u00e9conomique. Elle devait quasiment conserver son rythme de croissance, s\u2019\u00e9tablissant&nbsp;\u00e0&nbsp;1,8% au premier trimestre 2020, en variation annuelle. Cette&nbsp;\u00e9volution devait&nbsp;\u00eatre&nbsp;aliment\u00e9e&nbsp;par un accroissement de 4,1% des cr\u00e9dits&nbsp;\u00e0&nbsp;la&nbsp;consommation, dans un contexte d\u2019augmentation&nbsp;de 2,4% des importations de biens de consommation. De plus, la consommation publique devait croitre de 3,4%. L\u2019investissement&nbsp;devait reprendre, affichant une hausse de 1,8%,&nbsp;apr\u00e8s&nbsp;avoir recul\u00e9&nbsp;de 3,8% un trimestre plus t\u00f4t.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au&nbsp;deuxi\u00e8me&nbsp;trimestre 2020, le PIB global devrait enregistrer une hausse de 2,1%, en variation annuelle. La croissance des activit\u00e9s hors agriculture devrait&nbsp;acc\u00e9l\u00e9rer&nbsp;\u00e0&nbsp;2,7%,&nbsp;port\u00e9e&nbsp;par la progression de 2,1% du secteur secondaire et de 3,2% du tertiaire, en poursuivant l\u2019am\u00e9lioration&nbsp;des activit\u00e9s li\u00e9es au tourisme. La demande int\u00e9rieure continuerait de soutenir la croissance&nbsp;\u00e9conomique, avec une hausse de la consommation des m\u00e9nages de 2,7%. Puis, l\u2019investissement&nbsp;devait, pour sa part, poursuivre son redressement au rythme de 2,3%.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"362\" height=\"264\" src=\"http:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Valeur-ajoute\u0301e-agricole.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1558\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Valeur-ajoute\u0301e-agricole.jpg 362w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Valeur-ajoute\u0301e-agricole-300x219.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 362px) 100vw, 362px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong><em>Covid-19<\/em><\/strong><strong><em>\u202f<\/em><\/strong><strong><em>: nouvelle r<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>cession&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>conomique mondiale<\/em><\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sous l\u2019effet&nbsp;de la crise sanitaire, la croissance de l\u2019\u00e9conomie nationale aurait ralenti pour s\u2019\u00e9tablir, respectivement,&nbsp;\u00e0&nbsp;+1,3% et -1,8% aux premier et&nbsp;deuxi\u00e8me&nbsp;trimestres 2020, au lieu de +1,9% et +2,1% en l\u2019absence&nbsp;de la crise. En effet, le ralentissement\/arr\u00eat, de la production, la perturbation des&nbsp;cha\u00eenes&nbsp;d\u2019approvisionnement&nbsp;et le ralentissement de la demande tant int\u00e9rieure&nbsp;qu\u2019ext\u00e9rieure, entraineraient un recul de&nbsp;pr\u00e8s&nbsp;2 points de la croissance mondiale en 2020, pour se situer&nbsp;\u00e0&nbsp;0,8%. La croissance en zone euro devrait se replier&nbsp;\u00e0&nbsp;-1,8% en 2020 et celle des&nbsp;\u00c9tats-Unis d\u00e9c\u00e9l\u00e9rerait&nbsp;\u00e0&nbsp;+0,5%. En Asie, la croissance ralentirait pour s\u2019\u00e9tablir&nbsp;\u00e0&nbsp;3%. En Chine, elle reculerait&nbsp;\u00e0&nbsp;4%, au lieu de +6,1% en 2019. Sur le march\u00e9&nbsp;des mati\u00e8res&nbsp;premi\u00e8res&nbsp;\u00e9nerg\u00e9tiques, le cours du Brent se serait&nbsp;\u00e9tabli, en moyenne,&nbsp;\u00e0&nbsp;32$\/baril au premier trimestre 2020, en baisse de 20,1% en variation annuelle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Recul de la demande&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>trang<\/em><\/strong><strong><em>\u00e8<\/em><\/strong><strong><em>re&nbsp;adress<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>e au Maroc<\/em><\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La croissance de la demande&nbsp;\u00e9trang\u00e8re&nbsp;adress\u00e9e au Maroc se serait infl\u00e9chie de 3,5% au premier trimestre 2020, en variation annuelle, au lieu de 1,3% pr\u00e9vu en l\u2019absence&nbsp;de la crise. Ainsi, les exportations en valeur se seraient repli\u00e9es de 22,8%, au lieu d\u2019une&nbsp;augmentation de 1,1%. L\u2019automobile&nbsp;aurait le plus r\u00e9gress\u00e9, et le segment de la construction automobile aurait&nbsp;\u00e9t\u00e9&nbsp;impact\u00e9&nbsp;par la baisse de la production locale. Dans le secteur de l&#8217;habillement, les exportations en valeur des produits du textile auraient recul\u00e9&nbsp;de 4,3%, en variation annuelle. Plus encore, les exportations des phosphates et d\u00e9riv\u00e9s&nbsp;auraient subi le recul de la demande&nbsp;\u00e9trang\u00e8re. Au premier trimestre 2020, ces exportations se seraient repli\u00e9es de 40,1% en valeur.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, certains produits des secteurs agricoles et de la p\u00eache&nbsp;auraient plut\u00f4t profit\u00e9&nbsp;d\u2019une&nbsp;demande&nbsp;\u00e9trang\u00e8re&nbsp;plus importante, notamment pour les l\u00e9gumes, les fruits frais et les agrumes, en raison du ralentissement des productions espagnoles,&nbsp;fran\u00e7aises&nbsp;et italiennes en manque de main-d&#8217;\u0153uvre sur les exploitations agricoles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour leur part, les importations auraient r\u00e9gress\u00e9&nbsp;de 4,8%, au premier trimestre 2020, en variation annuelle, au lieu de 0,9% pr\u00e9vu initialement. La tendance&nbsp;baissi\u00e8re observ\u00e9e&nbsp;actuellement sur les cours mondiaux de p\u00e9trole brut aurait favoris\u00e9&nbsp;un repli&nbsp;\u00e0&nbsp;l&#8217;international&nbsp;des prix des produits raffin\u00e9s (gas-oil&nbsp;et fuel-oil).&nbsp;\u00c0&nbsp;l&#8217;inverse, la facture alimentaire se serait creus\u00e9e davantage par la hausse des importations des c\u00e9r\u00e9ales&nbsp;et des aliments de b\u00e9tail. Au total, le d\u00e9ficit de la balance commerciale se serait creus\u00e9&nbsp;sensiblement (+23,8%).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"728\" height=\"407\" src=\"http:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Pertes-crise-Covid-19.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1555\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Pertes-crise-Covid-19.jpg 728w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Pertes-crise-Covid-19-300x168.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 728px) 100vw, 728px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>Remont<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>e&nbsp;des prix&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>\u00e0&nbsp;<\/em><\/strong><strong><em>la&nbsp;consommation et ralentissement de l<\/em><\/strong><strong><em>\u2019<\/em><\/strong><strong><em>appareil&nbsp;productif<\/em><\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au premier trimestre 2020, la consommation des m\u00e9nages aurait ralenti. Les prix&nbsp;\u00e0&nbsp;la&nbsp;consommation auraient augment\u00e9&nbsp;de 1,4%, en glissement annuel, au lieu de +0,7%. Cette&nbsp;\u00e9volution serait&nbsp;attribu\u00e9e&nbsp;\u00e0&nbsp;un&nbsp;accroissement de 1,8% des prix des produits alimentaires et de 1,2% de ceux non-alimentaires. L\u2019inflation&nbsp;sous-jacente, qui exclut les tarifs publics, les prix des produits frais et de l&#8217;\u00e9nergie, aurait, en revanche, quasiment stagn\u00e9, se situant&nbsp;\u00e0&nbsp;0,6% sur un an au lieu de 0,7%, un trimestre plus t\u00f4t.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, la croissance&nbsp;\u00e9conomique n\u2019aurait&nbsp;pas d\u00e9pass\u00e9&nbsp;1,1% au premier trimestre 2020, au lieu de 1,9%. Cet abaissement serait attribuable au ralentissement des activit\u00e9s secondaires, dont le rythme d\u2019\u00e9volution serait pass\u00e9 \u00e0&nbsp;0,5%, au lieu de 1,6% sans effet de la crise. Les activit\u00e9s tertiaires auraient affich\u00e9&nbsp;une r\u00e9duction prononc\u00e9e de leur rythme de croissance, s\u2019\u00e9tablissant&nbsp;\u00e0&nbsp;2,7% seulement au lieu de 3,1%.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>D<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>c<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>l<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>ration&nbsp;des cr<\/em><\/strong><strong><em>\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>ances sur l<\/em><\/strong><strong><em>\u2019\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>conomie et repli des indices boursiers<\/em><\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La masse mon\u00e9taire aurait&nbsp;\u00e9volu\u00e9&nbsp;au rythme de 3,6%, au premier trimestre 2020,&nbsp;apr\u00e8s&nbsp;+3,7% un trimestre auparavant et le besoin de liquidit\u00e9&nbsp;des banques se serait globalement abaiss\u00e9. Les cr\u00e9ances nettes sur l\u2019administration&nbsp;centrale auraient de nouveau&nbsp;acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, marquant une hausse de 9,7% de l\u2019endettement&nbsp;mon\u00e9taire du Tr\u00e9sor. La croissance des cr\u00e9ances sur l\u2019\u00e9conomie se serait, pour sa part,&nbsp;mod\u00e9r\u00e9e&nbsp;au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e&nbsp;2020. Leur encours aurait augment\u00e9&nbsp;de 4,8%, et en glissement annuel, au lieu de +5,4% au dernier trimestre 2019.&nbsp;Parall\u00e8lement, les taux auraient diminu\u00e9&nbsp;sur le march\u00e9&nbsp;des bons du Tr\u00e9sor. Les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat&nbsp;\u00e0&nbsp;1 an, 5 ans et 10 ans auraient recul\u00e9, en moyenne et en variation annuelle, de 18, 41 et 52 points de base, respectivement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, le march\u00e9&nbsp;des actions aurait connu, au premier trimestre 2020, l\u2019une&nbsp;des plus grandes baisses r\u00e9alis\u00e9es&nbsp;au cours des vingt&nbsp;derni\u00e8res&nbsp;ann\u00e9es. Les indices boursiers MASI et MADEX auraient fl\u00e9chi de 11,1% et 11% respectivement, en glissements annuels,&nbsp;apr\u00e8s&nbsp;des hausses de 7,1% et 7,4%, au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent. La capitalisation&nbsp;boursi\u00e8re&nbsp;se serait, de ce fait, nettement d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9e,&nbsp;\u00e9voluant&nbsp;de +7,7%&nbsp;\u00e0&nbsp;-10,5% entre les deux trimestres successifs.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"397\" height=\"250\" src=\"http:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Evolution-prix-consommation.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1548\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Evolution-prix-consommation.jpg 397w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Evolution-prix-consommation-300x189.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 397px) 100vw, 397px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong><em>Baisse de la croissance au&nbsp;deuxi<\/em><\/strong><strong><em>\u00e8<\/em><\/strong><strong><em>me trimestre 2020<\/em><\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la hausse des craintes de r\u00e9cession et l\u2019accentuation&nbsp;des tensions protectionnistes, la croissance et les&nbsp;\u00e9changes mondiaux devraient fl\u00e9chir davantage. Les pressions inflationnistes devraient rester contenues et seraient tributaires de l&#8217;\u00e9volution des cours internationaux des produits&nbsp;\u00e9nerg\u00e9tiques&nbsp;et alimentaires et de la poursuite de la situation exc\u00e9dentaire de l&#8217;offre par rapport&nbsp;\u00e0&nbsp;la&nbsp;demande mondiale en&nbsp;\u00e9nergie. Dans ce contexte, la demande&nbsp;\u00e9trang\u00e8re&nbsp;adress\u00e9e au Maroc devrait s\u2019infl\u00e9chir&nbsp;de 6% au&nbsp;deuxi\u00e8me&nbsp;trimestre 2020, en variation annuelle,&nbsp;p\u00e9nalis\u00e9e&nbsp;par le fl\u00e9chissement des importations, surtout europ\u00e9ennes, qui d\u00e9favoriseraient les industries orient\u00e9es vers l\u2019export. En plus du choc externe, l&#8217;\u00e9conomie nationale devrait faire face,&nbsp;\u00e9galement,&nbsp;\u00e0&nbsp;une&nbsp;baisse de la demande interne qui affecterait l\u2019activit\u00e9&nbsp;de la plupart des secteurs productifs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le PIB devrait enregistrer une r\u00e9gression de 1,8% au&nbsp;deuxi\u00e8me&nbsp;trimestre 2020, en variation annuelle. Dans le m\u00eame&nbsp;temps, les activit\u00e9s des mines subiraient le repli de la demande des industries chimiques, dans le sillage de la forte r\u00e9gression des exportations de l\u2019acide&nbsp;phosphorique. Quant aux activit\u00e9s agricoles, leur repli se limiterait&nbsp;\u00e0&nbsp;2,9%, en rythme annuel. Les effets de l\u2019impulsion&nbsp;climatique (retour quasi-g\u00e9n\u00e9ral&nbsp;des pr\u00e9cipitations&nbsp;\u00e0&nbsp;fin&nbsp;mars) devraient toutefois s\u2019effriter, face&nbsp;\u00e0&nbsp;un&nbsp;prolongement des restrictions de circulation des travailleurs saisonniers et au maintien des mesures strictes de&nbsp;contr\u00f4le&nbsp;impos\u00e9es&nbsp;par les pays europ\u00e9ens&nbsp;au-del\u00e0&nbsp;du&nbsp;mois d\u2019avril, notamment pour les productions p\u00e9rissables comme les fruits et les l\u00e9gumes. Au total, les effets du confinement au cours de ce mois devraient amputer la croissance du PIB de 3,8 points au&nbsp;deuxi\u00e8me&nbsp;trimestre 2020 par rapport au premier sc\u00e9nario, soit l&#8217;\u00e9quivalent d&#8217;une perte d&#8217;environ 10,9 milliards de DH, au lieu de 4,1 milliards de DH un trimestre auparavant.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre de ses travaux d\u2019analyse&nbsp;et de suivi de la conjoncture, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a&nbsp;\u00e9labor\u00e9&nbsp;sa note de conjoncture trimestrielle,&nbsp;retra\u00e7ant&nbsp;les estimations pour le 1er trimestre 2020 et les pr\u00e9visions pour le 2\u00e8me. Cette note a&nbsp;\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00e9labor\u00e9e&nbsp;selon une double approche. La&nbsp;premi\u00e8re pr\u00e9sente&nbsp;ce&nbsp;qu\u2019auraient&nbsp;\u00e9t\u00e9&nbsp;les estimations de la croissance&nbsp;\u00e9conomique des deux trimestres avant l\u2019av\u00e8nement&nbsp;du Covid-19, par r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;aux&nbsp;enqu\u00eates&nbsp;r\u00e9alis\u00e9es&nbsp;par le &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1557,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,2],"tags":[],"class_list":["post-1577","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-a-la-une","category-actus-maroc"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1577","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1577"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1577\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1578,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1577\/revisions\/1578"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1557"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1577"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1577"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1577"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}