{"id":9128,"date":"2024-05-28T12:49:02","date_gmt":"2024-05-28T11:49:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/?p=9128"},"modified":"2024-05-28T15:02:07","modified_gmt":"2024-05-28T14:02:07","slug":"partenariat-contre-lanalphabetisme-rural-et-pour-un-developpement-inclusif","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/foodmagazine.ma\/?p=9128","title":{"rendered":"ePhytos\u00a0: 80% des exportations agricoles marocaines num\u00e9ris\u00e9es"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"621\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9129\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital-1.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital-1-300x186.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital-1-768x477.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pr\u00e8s de 80% des exportations agricoles marocaines sont d\u00e9sormais couvertes par des certificats phytosanitaires \u00e9lectroniques (ePhytos) et 100% des \u00e9changes agricoles n\u00e9cessitant un certificat phytosanitaire avec les \u00c9tats-Unis et l&#8217;Union europ\u00e9enne sont aujourd&#8217;hui num\u00e9ris\u00e9s.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux contraintes de la documentation physique et conform\u00e9ment \u00e0 la strat\u00e9gie num\u00e9rique du Maroc, l&#8217;Office national de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a adopt\u00e9 la solution ePhyto de la Convention internationale pour la protection des v\u00e9g\u00e9taux (CIPV). Cette plateforme permet aux pays d\u2019\u00e9changer des certificats phytosanitaires \u00e9lectroniques de mani\u00e8re rapide, pr\u00e9cise et \u00e9conomique. Mise en ligne en 2020, cette initiative a fait l&#8217;objet d&#8217;une r\u00e9cente \u00e9tude d&#8217;impact.<\/p>\n\n\n\n<p>Les certificats phytosanitaires sont des documents officiels d\u00e9livr\u00e9s par les gouvernements pour confirmer que les envois de v\u00e9g\u00e9taux et de produits v\u00e9g\u00e9taux sont exempts d\u2019organismes nuisibles et de maladies. Ces certificats qui accompagnent la marchandise et se pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement sous la forme de documents papier, sont transf\u00e9r\u00e9s entre les diff\u00e9rentes parties par la poste, par un service de messagerie ou par tout autre moyen. L\u2019obtention de ces certificats peut n\u00e9cessiter plusieurs jours et ces derniers sont expos\u00e9s \u00e0 un risque d\u2019erreur ou de perte, ralentissant les \u00e9changes et entra\u00eenant la d\u00e9t\u00e9rioration des marchandises, des frais de stockage suppl\u00e9mentaires et la frustration des clients et des administrations.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"648\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9130\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital-300x194.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-digital-768x498.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Avant avril 2020, malgr\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par le gouvernement marocain, les exportateurs marocains de produits agroalimentaires devaient encore effectuer un voyage aller-retour pour se rendre dans les bureaux d\u00e9sign\u00e9s et obtenir la documentation n\u00e9cessaire, ce qui pouvait impliquer plusieurs heures de travail. Si les documents qui accompagnaient un envoi d\u2019Agadir \u00e0 Marseille ne correspondaient pas au poids sp\u00e9cifi\u00e9 ou divergeaient de toute autre mani\u00e8re, un certificat de remplacement devait \u00eatre \u00e9tabli et envoy\u00e9 par courrier express du Maroc en France, un processus qui pouvait prendre jusqu\u2019\u00e0 une semaine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les marchandises p\u00e9rissables, qui constituent l\u2019essentiel des exportations du pays, s\u2019exposaient alors \u00e0 un risque de d\u00e9t\u00e9rioration partielle ou m\u00eame totale. Ces difficult\u00e9s ont des r\u00e9percussions disproportionn\u00e9es sur les petits exportateurs agroalimentaires qui peuvent difficilement se permettre de telles pertes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Collaboration pour une num\u00e9risation efficace<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ONSSA a travaill\u00e9 \u00e0 num\u00e9riser le processus de d\u00e9livrance des certificats phytosanitaires en \u00e9troite collaboration avec le minist\u00e8re de l\u2019Industrie et du Commerce et le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture. L&#8217;ONSSA a int\u00e9gr\u00e9 le Maroc dans la solution ePhyto de la CIPV en connectant son Syst\u00e8me d\u2019information phytosanitaire (SIPS) \u00e0 la plateforme de la CIPV&nbsp;permettant ainsi l&#8217;\u00e9change d&#8217;ePhytos. Un programme de gestion du changement avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en amont pour persuader les parties prenantes d&#8217;adopter le nouveau syst\u00e8me, et comportait des r\u00e9unions, des \u00e9v\u00e9nements, des rencontres avec des organismes professionnels et des campagnes de courriels destin\u00e9es au secteur priv\u00e9. Ce dernier a d\u2019ailleurs rapidement compris les avantages d\u2019une adoption des ePhytos. Les fonctionnaires ont de leur c\u00f4t\u00e9 accueilli favorablement cette r\u00e9duction potentielle des formalit\u00e9s administratives, sans pour autant sacrifier les normes d\u2019inspection.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Maroc, pionnier africain des ephytos<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis avril 2020, le Maroc est devenu le premier pays d\u2019Afrique \u00e0 mettre en \u0153uvre la solution ePhyto de la CIPV. Au cours des 18 mois qui ont suivi, seuls les \u00c9tats-Unis ont utilis\u00e9 plus d\u2019ePhytos que le Maroc. Pr\u00e8s de 80% des exportations agricoles marocaines sont d\u00e9sormais couvertes par des ePhytos. La documentation relative aux \u00e9changes n\u00e9cessitant un certificat phytosanitaire avec l\u2019Union europ\u00e9enne et les \u00c9tats-Unis, les deux principaux march\u00e9s du Maroc, est d\u00e9sormais num\u00e9ris\u00e9e. L&#8217;adoption de cette solution a permis au Maroc d&#8217;acc\u00e9der de fa\u00e7on transparente au syst\u00e8me TRACES, la plateforme en ligne de la Commission europ\u00e9enne pour la certification sanitaire et phytosanitaire, avec \u00e0 la cl\u00e9 une certification unique pour un march\u00e9 de pr\u00e8s de 450 millions de personnes. Cette certification remplace avantageusement les accords bilat\u00e9raux conclus ant\u00e9rieurement avec les diff\u00e9rents \u00c9tats membres. Chaque certificat ePhyto est donc synonyme d\u2019\u00e9conomie de temps et d\u2019argent. Si l\u2019on extrapole les chiffres depuis le lancement, la certification num\u00e9rique devrait permettre d\u2019\u00e9liminer 82% du gaspillage alimentaire d\u00fb \u00e0 l\u2019ancienne proc\u00e9dure, avec des cargaisons de fruits et de l\u00e9gumes qui pourrissaient r\u00e9guli\u00e8rement sur des quais \u00e9touffants, tandis que les exportateurs attendaient la fin des formalit\u00e9s administratives. R\u00e9sultat : des \u00e9conomies moyennes de 283 USD par conteneur et des \u00e9conomies annuelles de 43 millions USD.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La digitalisation gagne du terrain<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019adoption des ePhytos a modifi\u00e9 la dynamique du commerce agroalimentaire marocain qui repr\u00e9sente 19% du produit int\u00e9rieur brut et 16% des exportations totales et emploie 80% de la main-d\u2019\u0153uvre rurale et 21% de la main-d\u2019\u0153uvre industrielle. \u00c0 l\u2019avenir, cela pourrait encourager d\u2019autres producteurs, notamment des micros, petites et moyennes entreprises (MPME), \u00e0 se tourner vers l\u2019export. La transmission \u00e9lectronique contribue \u00e0 \u00e9liminer des d\u00e9lais co\u00fbteux. La bonne mise en \u0153uvre de la solution ePhyto de la CIPV a incit\u00e9 d\u2019autres pays en d\u00e9veloppement \u00e0 suivre cet exemple. L\u2019Alliance travaille actuellement sur des projets similaires dans d\u2019autres pays en d\u00e9veloppement \u00e0 travers le monde.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un partenariat public-priv\u00e9 fructueux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le partenariat entre l\u2019ONSSA et l\u2019Alliance mondiale pour la facilitation des \u00e9changes a \u00e9t\u00e9 crucial pour la mise en \u0153uvre de ce projet. Les entreprises ont particip\u00e9 activement \u00e0 la formation et \u00e0 l\u2019adoption du nouveau syst\u00e8me, renfor\u00e7ant ainsi la comp\u00e9titivit\u00e9 du Maroc sur le march\u00e9 international. Said Maghraoui Hassani, Directeur de la d\u00e9fense et de la r\u00e9glementation commerciale au minist\u00e8re de l\u2019Industrie et du Commerce, a soulign\u00e9 : \u00ab&nbsp;<em>Ce projet, qui a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre en partenariat avec l\u2019Alliance mondiale pour la facilitation des \u00e9changes, contribue \u00e0 accro\u00eetre les exportations alimentaires du Maroc et profite \u00e0 la fois aux producteurs de denr\u00e9es alimentaires et \u00e0 l\u2019\u00e9conomie. Il est important de capitaliser sur cette relation et de d\u00e9velopper d\u2019autres projets tout aussi ambitieux qui ont un impact direct sur les MPME et renforcent encore plus la comp\u00e9titivit\u00e9 du Maroc<\/em>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Craig Fedchock, conseiller principal, chef de groupe ePhyto, CIPV, a ajout\u00e9 : \u00ab&nbsp;<em>Le partenariat entre l\u2019Alliance et le secr\u00e9tariat de la CIPV s\u2019est traduit par une combinaison unique d\u2019organisations internationales, d\u2019administrations individuelles et d\u2019entreprises du secteur priv\u00e9 qui ont uni leurs efforts afin de renforcer et d\u2019am\u00e9liorer l\u2019environnement commercial offert aux producteurs et consommateurs de v\u00e9g\u00e9taux et de produits v\u00e9g\u00e9taux<\/em>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour sa part, Laurent Th\u00e9n\u00e9gal, Directeur Douanes chez AZURA, a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab&nbsp;<em>Le projet ePhyto a permis d\u2019instaurer des \u00e9changes instantan\u00e9s et s\u00e9curis\u00e9s avec les points cl\u00e9s de notre cha\u00eene logistique. Nous avons pu optimiser l\u2019emploi des ressources associ\u00e9es aux proc\u00e9dures d\u2019exportation, tout en assurant une meilleure qualit\u00e9 de service \u00e0 nos clients<\/em>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"678\" src=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9131\" srcset=\"https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food-.jpg 1000w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food--300x203.jpg 300w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food--768x521.jpg 768w, https:\/\/www.foodmagazine.ma\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/pikaso_texttoimage_eexport-food--110x75.jpg 110w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e8s de 80% des exportations agricoles marocaines sont d\u00e9sormais couvertes par des certificats phytosanitaires \u00e9lectroniques (ePhytos) et 100% des \u00e9changes agricoles n\u00e9cessitant un certificat phytosanitaire avec les \u00c9tats-Unis et l&#8217;Union europ\u00e9enne sont aujourd&#8217;hui num\u00e9ris\u00e9s.\u00a0 Face aux contraintes de la documentation physique et conform\u00e9ment \u00e0 la strat\u00e9gie num\u00e9rique du Maroc, l&#8217;Office national de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire des &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":9129,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,2],"tags":[],"class_list":["post-9128","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-a-la-une","category-actus-maroc"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9128","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9128"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9128\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9146,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9128\/revisions\/9146"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/foodmagazine.ma\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}